Une matière première cosmétique peut porter simultanément jusqu’à sept dénominations et identifiants différents. Nom commercial du fournisseur, nom slovaque usuel, nom anglais, nom botanique de la plante, dénomination INCI, numéro CAS et numéro EC. À première vue, cela semble complexe — en pratique, chaque donnée a une fonction précise. Voyons ce que signifient INCI, CAS, EC et EINECS, où les trouver et quand se fier à chacun.
En travaillant avec des matières premières cosmétiques, vous constaterez très rapidement qu’une même substance peut avoir plusieurs noms et identifiants. L’un aide le client à comprendre le produit, un autre sert à l’étiquetage des cosmétiques et un autre encore permet d’identifier précisément la substance dans la documentation technique, scientifique ou réglementaire.
Ce que signifient les noms et identifiants des ingrédients cosmétiques
Une matière première cosmétique peut être décrite de différentes manières selon la personne qui l’utilise. Le client a besoin d’un nom compréhensible. Le fabricant a besoin d’une appellation correcte pour l’étiquette. Le fournisseur utilise le nom commercial. Le responsable sécurité ou l’évaluateur de la sécurité a besoin d’une identification chimique précise. C’est pourquoi, pour une même matière première, nous pouvons être confrontés à plusieurs données simultanément.
Aucune de ces données n’est « meilleure » dans toutes les situations. Chacune a une fonction différente. Comprendre les différences entre elles permet précisément d’éviter les erreurs sur les étiquettes, dans les formules et dans la documentation.
Ce qu’est la dénomination INCI
INCI est l’abréviation de International Nomenclature of Cosmetic Ingredients, c’est-à-dire la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques. Il s’agit d’un système standardisé de dénomination des ingrédients utilisés dans les produits cosmétiques.
En pratique, la dénomination INCI est le nom qui figure dans la liste des ingrédients sur l’étiquette du produit cosmétique. Dans l’Union européenne, les ingrédients cosmétiques sont indiqués dans la liste des ingrédients selon la nomenclature INCI. La source européenne officielle pour la vérification des ingrédients cosmétiques est la base de données CosIng de la Commission européenne.
| Nom usuel | Dénomination INCI |
|---|---|
| Eau | Aqua |
| Glycérine | Glycerin |
| Beurre de karité | Butyrospermum Parkii Butter |
| Huile d’amande | Prunus Amygdalus Dulcis Oil |
| Vitamine E | Tocopherol |
| Acide citrique | Citric Acid |
La dénomination INCI n’est donc pas le nom marketing de la matière première. C’est un nom destiné à l’étiquetage des ingrédients cosmétiques de manière compréhensible dans un contexte international.
| Substance | Numéro CAS |
|---|---|
| Glycerin | 56-81-5 |
| Citric Acid | 77-92-9 |
| Tocopherol | 59-02-9 |
| Sodium Hydroxide | 1310-73-2 |
Le numéro CAS est extrêmement utile dans la documentation technique, les fiches de données de sécurité, les rapports analytiques, les bases de données réglementaires et la communication avec les fournisseurs.
Pourquoi il ne suffit pas de connaître le nom de la substance
Une même substance peut porter plusieurs noms. Par exemple, la glycérine peut apparaître dans la documentation comme glycerin, glycerol, 1,2,3-propanetriol ou, selon l’INCI, Glycerin. Le numéro CAS permet de confirmer qu’il s’agit bien de la même substance.
Pour certaines substances, c’est encore plus important. Des noms proches peuvent désigner des formes chimiques différentes, des sels, des hydrates, des isomères ou des mélanges. C’est pourquoi, lors de la vérification des documents techniques, il ne vaut pas la peine de se fier uniquement au nom.
Ce que le numéro CAS ne signifie pas
Le numéro CAS ne signifie pas automatiquement que la substance est autorisée en cosmétique. Il ne signifie pas non plus qu’elle est sûre à n’importe quelle concentration ou adaptée à toute application.
À retenir : le numéro CAS est un identifiant. Ce n’est ni une évaluation de sécurité, ni une recommandation de dosage, ni une autorisation cosmétique.
Pourquoi certaines matières premières n’ont pas de numéro CAS
Toutes les matières premières cosmétiques n’ont pas un numéro CAS unique et évident. Cela peut surprendre surtout les débutants, car nous percevons souvent le numéro CAS comme quelque chose que toute substance devrait avoir. En pratique, ce n’est pas le cas.
Le numéro CAS est attribué à une substance chimique donnée ou à une entité précisément définie. Pour des substances simples comme la glycérine, l’acide citrique ou l’hydroxyde de sodium, l’identification est relativement univoque. Elles possèdent donc un numéro CAS clair.
Pour les matières naturelles, les mélanges et les matériaux complexes, la situation est plus compliquée. Un extrait végétal, un hydrolat, une huile parfumée, un blend émulsifiant ou un complexe actif ne sont pas forcément une seule substance chimique pure. Il peut s’agir d’un mélange de dizaines à des centaines de composés naturellement présents, ou d’un mélange de plusieurs composants technologiques. Il peut donc arriver que la matière première n’ait pas un seul numéro CAS pour l’ensemble.
- Les différents composants du mélange peuvent disposer de leurs propres numéros CAS.
- Le fournisseur peut n’indiquer que le numéro CAS du composant principal.
- Le fournisseur peut indiquer plusieurs numéros CAS, parce que le produit est un mélange.
- Une matière végétale peut avoir un numéro CAS lié à la source botanique, mais l’extrait concret peut varier selon la partie de plante, le mode de traitement et le milieu d’extraction.
Ainsi, si vous ne trouvez pas un numéro CAS unique pour un mélange, cela ne signifie pas automatiquement qu’il y a une erreur. Cela signifie que la matière n’est pas forcément une substance simple monocomposant. Dans ce cas, il est d’autant plus important de travailler avec la fiche technique, la spécification et la composition INCI complète.
Pourquoi une même substance peut avoir plusieurs numéros CAS
La situation inverse est également possible. Une substance ou une matière première peut être associée dans la documentation à plusieurs numéros CAS. Les raisons peuvent être diverses.
Il ne s’agit parfois pas d’une seule substance pure, mais d’un mélange. Chaque composant du mélange peut avoir son propre numéro CAS.
Il existe parfois différentes formes d’une même substance, par exemple une forme anhydre, un hydrate, un sel, un ester ou un isomère. Ces formes peuvent avoir des numéros CAS distincts, même si le nom commercial ou usuel peut sembler très proche. Pour certaines substances, on distingue par exemple la forme anhydre et la forme hydratée.
Pour les substances naturelles, on distingue parfois la source, le mode d’obtention ou le type d’extrait. C’est particulièrement important pour les extraits végétaux, les huiles essentielles, les macérats huileux ou les complexes naturels.
Dans la documentation, le numéro CAS de la substance principale peut être indiqué en même temps que les numéros CAS d’autres composants, de supports ou de conservateurs. Il ne faut donc pas supposer automatiquement que la présence de plusieurs numéros CAS est une erreur. C’est plutôt un signal qu’il faut examiner la composition complète et comprendre ce que le fournisseur décrit exactement.

Pour un travail plus avancé, vérifiez si le numéro CAS correspond à la substance active principale, à la matière dans son ensemble, à l’un des composants du mélange, au support, au solvant, au conservateur ou à une autre forme chimique que celle que vous utilisez réellement.
Ce qu’est le numéro EC
Le numéro EC est un identifiant européen d’une substance chimique. Il est utilisé dans le cadre de la législation européenne sur les produits chimiques, notamment pour l’identification des substances dans les systèmes tels que REACH et CLP. Le numéro EC présente le format Xxx-xxx-x.
| Substance | Numéro EC |
|---|---|
| Glycerin | 200-289-5 |
| Citric Acid | 201-069-1 |
| Sodium Hydroxide | 215-185-5 |
Vous trouverez le numéro EC principalement dans les fiches de données de sécurité, les fiches techniques, les bases de données réglementaires, la classification selon le CLP et la documentation des substances chimiques. En pratique cosmétique, le numéro EC est surtout important lorsque vous devez vérifier que la documentation du fournisseur se rapporte bien à la bonne substance.
Quelle est la différence entre les numéros EC et EINECS
Dans la documentation technique, en plus du numéro CAS, vous rencontrerez souvent la mention de numéro EC ou de numéro EINECS. Ces termes sont étroitement liés, mais ne signifient pas exactement la même chose.
Numéro EC
Numéro d’identification européen général de la substance. Il est utilisé dans la législation européenne sur les produits chimiques et figure par exemple dans les fiches de données de sécurité, les fiches techniques, les bases de données de l’ECHA ou la documentation relative à REACH et CLP.
Numéro EINECS
Ancienne liste européenne des substances chimiques commerciales existantes. L’abréviation signifie European Inventory of Existing Commercial Chemical Substances. EINECS est un inventaire des substances présentes sur le marché européen avant la mise en place de systèmes réglementaires plus récents.
Le lien est le suivant : le numéro EINECS est l’un des types de numéro EC. Tous les numéros EC ne sont toutefois pas des numéros EINECS. Un numéro EC peut également provenir d’autres listes européennes, par exemple ELINCS ou NLP.
Pour un fabricant de cosmétiques ordinaire, il n’est pas nécessaire de mémoriser toutes les listes historiques. En pratique, il est important de savoir que le numéro EC est un identifiant européen de la substance et que le numéro EINECS est un type spécifique de numéro EC pour les substances d’une ancienne liste européenne de substances existantes. Dans la documentation, vous pouvez rencontrer les deux termes, qui sont souvent utilisés de manière très similaire dans la pratique.
Si une substance possède un numéro EC, cela facilite son identification réglementaire dans le contexte européen. Il reste toutefois vrai que le numéro EC en lui-même ne dit pas si la substance est adaptée à un usage cosmétique, à quelle concentration elle peut être utilisée ou si elle présente des restrictions.
Quelle est la différence entre INCI, CAS et numéro EC
Le plus simple est de considérer ces données comme trois niveaux différents d’identification. L’INCI nomme l’ingrédient cosmétique, le CAS identifie précisément la substance au niveau international et l’EC l’identifie dans le contexte réglementaire européen.
| Donnée | À quoi elle sert | Où elle est utilisée | Exemple |
|---|---|---|---|
| INCI | Dénomination de l’ingrédient cosmétique. | Étiquette du produit cosmétique, documentation cosmétique. | Glycerin |
| Numéro CAS | Identification internationale précise de la substance. | Fiches de données de sécurité, fiches techniques, bases de données scientifiques. | 56-81-5 |
| Numéro EC | Identification européenne de la substance. | REACH, CLP, documentation réglementaire européenne. | 200-289-5 |
| Numéro EINECS | Type de numéro EC pour les anciennes substances existantes de l’inventaire européen. | Documentation chimique européenne. | 200-289-5 (glycérine) |
Pour l’étiquette d’un produit cosmétique, la dénomination INCI est la plus importante. Pour vérifier l’identité technique de la substance, les numéros CAS et EC sont essentiels. Pour une utilisation sûre et correcte de la matière première, vous devez lire l’ensemble des données dans leur contexte.
Exemples pratiques en cosmétique
La théorie prend tout son sens sur des matières premières concrètes. Voyons quatre exemples typiques — d’une substance simple à un mélange parfumant.
Exemple 1 : glycérine
La glycérine est un bon exemple de substance simple pour laquelle les noms se recoupent souvent.
Nom usuel : glycérine
Nom anglais : Glycerin ou Glycerol
INCI : Glycerin
CAS : 56-81-5
EC : 200-289-5
Sur l’étiquette, on indique Glycerin. Sur la fiche de données de sécurité, vous pouvez toutefois voir aussi le nom glycerol et les identifiants CAS et EC.
Exemple 2 : beurre de karité
Pour les matières végétales, on rencontre plus fréquemment le nom botanique.
Nom usuel : beurre de karité
Nom anglais : Shea Butter
INCI : Butyrospermum Parkii Butter
La dénomination INCI est issue de la dénomination botanique de la plante et du type de matière première. Sur l’étiquette, on n’écrit donc pas « beurre de karité », mais Butyrospermum Parkii Butter.
Exemple 3 : huile d’amande
L’huile d’amande est désignée simplement dans la communication courante, mais en INCI on utilise le nom botanique.
Nom usuel : huile d’amande
Nom anglais : Sweet Almond Oil
INCI : Prunus Amygdalus Dulcis Oil
Pour le client, l’appellation huile d’amande est parlante. Pour l’étiquette du produit cosmétique, c’est toutefois la dénomination INCI qui prime.
Exemple 4 : huile parfumante
Les huiles parfumantes sont des mélanges de plusieurs composants aromatiques. Elles portent souvent un nom commercial, par exemple Vanilla Dream ou Fresh Cotton, mais ce nom n’est pas un nom INCI.
Pour les huiles parfumantes, il est important de travailler avec la documentation du fournisseur — en particulier le document IFRA, la fiche de données de sécurité et la liste des allergènes. Sur l’étiquette, on utilise généralement la mention Parfum ou Aroma, selon le type de composition et la finalité du produit. Les allergènes parfumants obligatoires sont indiqués conformément aux exigences légales en vigueur et en fonction de leur concentration dans le produit fini.
Pourquoi l’INCI peut changer pour une même plante
Pour les matières végétales, connaître seulement le nom de la plante ne suffit pas. La dénomination INCI dépend aussi de la partie de plante utilisée, du type de matière première obtenue et de la manière dont elle a été transformée.
À partir d’une même plante, on peut obtenir une eau florale, une huile de graines, un extrait de fleurs, une huile de fleurs, une poudre de plante séchée ou un extrait hydrolysé. Chacune de ces matières peut avoir sa propre dénomination INCI, une fonction différente en cosmétique, une composition distincte et une adéquation différente dans une formule.
Il n’est donc pas correct de deviner l’INCI uniquement à partir du nom usuel de la plante. Si une formule mentionne par exemple le calendula, il faut savoir s’il s’agit d’un extrait de calendula, d’un hydrolat de calendula, d’une huile de calendula, d’un macérat ou d’une autre forme de matière. L’exemple du souci officinal, Calendula officinalis, l’illustre bien en pratique.
| Type de matière | Exemple de dénomination INCI | CAS | EC | Ce que cela signifie en pratique |
|---|---|---|---|---|
| Extrait de fleurs | Calendula Officinalis Flower Extract | 84776-23-8 | 283-949-5 | Extrait obtenu à partir des fleurs de calendula. La composition finale peut dépendre du milieu d’extraction et du fournisseur concerné. |
| Eau florale / hydrolat | Calendula Officinalis Flower Water | 84776-23-8 | 283-949-5 | Phase aqueuse obtenue à partir des fleurs. Elle peut être non conservée ou conservée, d’où la nécessité de vérifier la documentation du fournisseur. |
| Huile de fleurs | Calendula Officinalis Flower Oil | 84776-23-8 / 70892-20-5 | 283-949-5 / selon la source | Fraction huileuse ou aromatique des fleurs. Elle peut porter plusieurs identifiants, puisqu’il ne s’agit pas toujours d’une seule substance simple. |
| Huile de graines | Calendula Officinalis Seed Oil | selon la source | selon la source | Huile obtenue à partir des graines de calendula. Ce n’est pas la même chose qu’un extrait de fleurs ou une eau florale. |
| Matière végétale de fleurs | Calendula Officinalis Flower | 84776-23-8 | 283-949-5 | Matière végétale séchée ou autrement transformée, issue des fleurs. En formule, elle se comporte différemment d’un extrait ou d’un hydrolat. |
| Extrait de fleurs hydrolysé | Hydrolyzed Calendula Officinalis Flower Extract | selon la source | selon la source | Extrait modifié obtenu par hydrolyse. La dénomination indique qu’il ne s’agit pas d’un extrait courant, mais d’une forme transformée technologiquement. |
Cet exemple montre trois choses importantes.
Premièrement, une même plante ne signifie pas un même INCI. L’hydrolat de calendula, l’extrait de calendula et l’huile de calendula ne sont pas la même chose, ni du point de vue de l’étiquetage ni du point de vue de la formulation.
Deuxièmement, un numéro CAS identique ou proche ne signifie pas que les matières sont interchangeables. Les numéros CAS et EC aident à identifier la substance ou la source végétale, mais ils ne décrivent pas l’ensemble du comportement pratique d’une matière première donnée dans une formule.
Troisièmement, pour les matières naturelles, les identifiants peuvent être plus complexes que pour les substances chimiques simples. Les extraits végétaux, les hydrolats et les huiles sont des matériaux naturellement complexes ; ils peuvent donc porter parfois le même identifiant, parfois plusieurs identifiants, ou bien certaines données peuvent ne pas être indiquées.
C’est pourquoi, pour les matières végétales, il est toujours important de lire la documentation du produit concerné. Suivez en particulier la dénomination INCI, le nom botanique, la partie de plante utilisée, le type de matière première, le support, la conservation, le mode de transformation et l’usage recommandé.
Pourquoi le milieu d’extraction est lui aussi déterminant pour les extraits
Pour les extraits, il ne suffit pas de suivre le seul nom de la plante. Le milieu dans lequel la plante a été extraite est lui aussi très important. Différents milieux d’extraction permettent de tirer de la plante des groupes de substances différents ; les extraits obtenus peuvent donc différer par leur composition, leur effet, leur sensorialité et leur utilisation en formule.
- Extrait aqueux
Il apporte surtout des composants hydrosolubles et se place généralement dans la phase aqueuse.
- Extrait glycériné
Il apporte des composants hydrosolubles et partiellement polaires, la glycérine agissant comme humectant. Elle peut toutefois influencer le collant et le toucher sur la peau.
- Extrait alcoolique
Il extrait un spectre de substances différent de celui de l’eau ou de la glycérine. Son caractère peut être plus intense, mais l’alcool peut influencer la sensorialité et l’adéquation aux peaux sensibles.
- Macérat huileux
Il apporte surtout des composants lipophiles, c’est-à-dire solubles dans l’huile. Il se comporte comme un composant huileux de la formule.
- Extrait CO₂
Il peut être très concentré et différer nettement, par sa composition, des extraits aqueux, glycérinés ou huileux.
C’est pourquoi deux extraits de la même plante ne sont pas forcément interchangeables. Un extrait aqueux, un macérat huileux et un extrait CO₂ peuvent avoir la même origine botanique, mais ils se comporteront différemment dans une formule cosmétique. Vous trouverez davantage d’informations à ce sujet dans la catégorie macérats et extraits.
Reprise automatique de l’INCI sur Internet
Les bases de données en ligne peuvent être très utiles, mais elles ne devraient pas remplacer la documentation d’une matière première donnée. Pour les mélanges, les extraits, les hydrolats conservés, les émulsifiants ou les matières fonctionnelles de type blend, la composition INCI peut être spécifique à un fournisseur donné.
Une bonne source d’orientation est la base de données CosIng, la base européenne des ingrédients cosmétiques. Elle permet de vérifier si la dénomination INCI est utilisée dans la nomenclature cosmétique, quelle est sa fonction en cosmétique et si certaines informations réglementaires y sont associées.
CosIng ne remplace toutefois pas la fiche technique d’une matière première concrète. Elle ne vous dira pas toujours quelle est la composition exacte d’un extrait donné provenant d’un fournisseur donné, si un hydrolat est conservé, dans quel support l’actif est livré ou quelles substances auxiliaires contient le produit commercial.
La démarche la plus sûre consiste à combiner les deux sources :
Si les données trouvées sur Internet et la documentation du fournisseur ne concordent pas, il faut être vigilant. En fabrication cosmétique, on ne se fie pas à un nom trouvé au hasard sur Internet, mais à une documentation vérifiée se rapportant à un lot précis ou à un produit commercial précis.
Si vous changez de fournisseur pour une même matière première, il faut toujours vérifier la documentation à nouveau. Un même nom commercial ou usuel ne signifie pas encore qu’il s’agit exactement du même produit. La différence peut porter sur le support, la conservation, la concentration en actif, l’origine, le mode de transformation, le raffinage, la standardisation ou les composants auxiliaires.
Cela vaut surtout pour les extraits végétaux, les hydrolats, les mélanges émulsifiants, les systèmes conservateurs, les complexes actifs et les huiles parfumantes. Deux matières premières peuvent porter un nom proche et avoir un usage similaire, mais leur composition INCI, leur dosage, leur sensorialité, leur stabilité ou leurs restrictions réglementaires peuvent différer.
Lors d’un changement de fournisseur, il ne suffit donc pas de remplacer le nom de la matière première dans la formule. Il faut vérifier la nouvelle fiche technique, la spécification, la fiche de données de sécurité, la composition INCI et, selon le type de matière, d’autres documents encore, par exemple le certificat IFRA ou la liste des allergènes. Ce n’est qu’ensuite que l’on peut évaluer si la matière première peut servir de substitut à part entière dans une formule existante.
Erreurs les plus fréquentes dans l’identification des ingrédients
La plupart des problèmes d’étiquetage proviennent de quelques erreurs récurrentes. Voici les six plus fréquentes.
1. Confondre le nom commercial et l’INCI
Le nom commercial est le nom du produit chez le fournisseur. Il peut être joli, marketing et facile à retenir, mais il n’a généralement pas sa place dans la liste des ingrédients sur l’étiquette. Si une matière première s’appelle par exemple Silky Touch Emollient, cela ne signifie pas que vous utiliserez ce nom comme INCI. Vous devez identifier sa véritable composition INCI.
2. Utiliser le nom usuel à la place de l’INCI
Dans la liste des ingrédients d’un produit cosmétique, on n’utilise pas « huile d’amande », « beurre de karité » ou « vitamine E », mais les dénominations INCI correspondantes. Le nom usuel peut être utilisé dans un texte marketing, dans la description du produit ou sur la face avant de l’étiquette, mais la liste des ingrédients doit être établie selon les règles applicables aux ingrédients cosmétiques.
3. Reprendre automatiquement l’INCI sans vérifier la documentation
Les bases de données en ligne sont une bonne aide, mais elles ne doivent pas remplacer la documentation d’une matière première donnée. Cela vaut surtout pour les mélanges, les extraits, les hydrolats conservés, les émulsifiants, les complexes actifs et les huiles parfumantes. Pour une matière première concrète, c’est toujours la documentation du fournisseur qui fait foi.
4. Ignorer les conservateurs et les supports
Certaines matières premières ne sont pas des substances pures monocomposant. Elles peuvent contenir de l’eau, de la glycérine, des conservateurs, des stabilisants, des antioxydants ou des solvants. L’exemple typique est l’hydrolat, qui peut être non conservé ou conservé. S’il est conservé, le conservateur fait partie de la matière première livrée et il faut en tenir compte lors de l’établissement de la liste INCI du produit fini.
5. Supposer qu’un même nom désigne toujours la même substance
Pour certaines substances, il peut exister différentes formes. La différence peut porter sur l’hydratation, le sel, l’isomérie, l’origine ou la pureté. C’est précisément pour cela que les numéros CAS et EC sont importants pour l’identification technique. Dans un travail plus avancé sur les formules, il vaut la peine de vérifier non seulement le nom, mais aussi le numéro CAS, le numéro EC, la spécification et la composition de la matière première.
6. Confondre des matières végétales proches
Un extrait végétal, un hydrolat, un macérat huileux et une huile essentielle issus de la même plante ne sont pas les mêmes matières premières. Ils peuvent avoir des INCI différents, une composition différente, une autre solubilité et un autre usage en formule.
Comment vérifier un ingrédient cosmétique en pratique
Lorsque vous travaillez avec une matière première, il convient de procéder de manière systématique. Vous n’avez pas besoin d’être chimiste, mais vous devriez savoir où chercher les données de base et comment les comparer entre elles.
Étape 1 : commencez par la documentation du fournisseur
Pour chaque matière première, demandez ou vérifiez la documentation disponible. Il s’agit le plus souvent de la fiche technique, de la spécification du produit, de la fiche de données de sécurité, de la composition INCI, des certificats lorsqu’ils sont pertinents, du document IFRA pour les huiles parfumantes et de la liste des allergènes pour les compositions aromatiques. Pour les matières premières simples, la documentation peut être succincte. Pour les mélanges complexes, les actifs, les systèmes conservateurs et les compositions parfumantes, la documentation est en revanche essentielle.
Étape 2 : vérifiez la dénomination INCI
Utilisez la dénomination INCI pour établir l’étiquette et la liste des ingrédients. Si la matière première contient plusieurs composants, il ne suffit pas d’indiquer le nom de la substance principale. Vous devez connaître la composition INCI complète de la matière livrée. Par exemple, un actif peut être livré dans un support, un extrait végétal peut contenir de la glycérine et de l’eau, un hydrolat conservé peut contenir un conservateur et un émulsifiant peut être un mélange de plusieurs composants.
Étape 3 : comparez les numéros CAS et EC
Les numéros CAS et EC permettent de vérifier que la fiche technique, la fiche de données de sécurité et la spécification parlent bien de la même substance. Si le nom de la substance diffère légèrement d’un document à l’autre, le numéro CAS peut aider à confirmer son identité. Si les numéros CAS ne concordent pas, il faut être vigilant et vérifier s’il ne s’agit pas d’une autre forme de la substance, d’un autre mélange ou d’une erreur dans la documentation.
Étape 4 : vérifiez le contexte réglementaire
Toute substance possédant un numéro CAS n’est pas automatiquement adaptée à un usage cosmétique. Pour les produits cosmétiques, il faut vérifier si l’ingrédient convient à l’usage prévu, s’il ne fait pas l’objet de restrictions d’emploi, s’il figure parmi les ingrédients réglementés et si sa concentration répond aux exigences de sécurité. Pour les conservateurs, les colorants, les filtres UV et certains actifs, les restrictions sont particulièrement importantes.
Étape 5 : n’oubliez pas le produit fini
L’identification de la matière première n’est que la première étape. Pour le produit cosmétique fini, il faut établir correctement la liste complète des ingrédients selon la formule, les concentrations et les règles d’étiquetage. Dans la liste INCI, les ingrédients sont généralement indiqués par ordre décroissant de poids au moment de leur incorporation dans le produit. Les ingrédients présents à une concentration inférieure à 1 % peuvent être mentionnés dans un ordre quelconque après ceux dont la concentration dépasse 1 %. Les colorants peuvent être indiqués selon des règles particulières.
Conseils pour les fabricants de niveau intermédiaire et avancé
Distinguez la substance du mélange
Certaines matières premières sont des substances monocomposant, d’autres sont des mélanges. C’est très important lors de la lecture de la documentation. Une substance monocomposant peut avoir un numéro CAS et un numéro EC clairs. Un mélange peut en revanche contenir plusieurs substances, dont chacune peut avoir son propre identifiant. Pour les mélanges, il ne suffit donc souvent pas de chercher un seul numéro CAS pour l’ensemble du produit. Les mélanges typiques en cosmétique sont les émulsifiants, les systèmes conservateurs, les compositions parfumantes, les complexes actifs, les extraits végétaux dans un support et les blends fonctionnels.
Attention aux noms botaniques
Pour les huiles végétales, les beurres, les extraits et les hydrolats, le nom botanique est très important. Des noms usuels proches peuvent désigner des plantes différentes ou des parties de plante différentes. Pour les matières végétales, suivez le nom latin de la plante, la partie de plante utilisée, le mode de transformation, le milieu d’extraction, le raffinage ou l’absence de raffinage, la conservation et le pays d’origine lorsqu’il est pertinent.
Pour les extraits, suivez aussi le support
Les extraits sont souvent livrés dans de l’eau, de la glycérine, du propanediol, de l’huile, de l’alcool ou un autre solvant. Cela influence non seulement la liste INCI, mais aussi la compatibilité avec la formule. Un extrait aqueux se comportera différemment d’un macérat huileux. Un extrait glycériné peut influencer le collant du produit. Un extrait alcoolique peut influencer la sensorialité ainsi que l’adéquation aux peaux sensibles.
Pour les parfums, suivez le document IFRA
Pour les huiles parfumantes, il ne suffit pas de connaître le nom commercial du parfum. Le document IFRA est important : il fixe l’usage recommandé ou maximal du parfum selon la catégorie de produit. Des limites différentes peuvent s’appliquer à un produit à rincer, à un produit sans rinçage, à un baume à lèvres, à une crème pour le corps, à un parfum, à une bougie ou à un produit d’entretien ménager. Avec les parfums, on travaille donc toujours avec une catégorie d’usage précise.
Contrôlez les allergènes dans le produit fini et n’oubliez pas de les additionner
Pour les parfums, les huiles essentielles et les composants aromatiques, il faut suivre les allergènes dans le produit fini. Il ne suffit pas de regarder si un allergène est présent dans une seule matière première. C’est sa concentration totale dans l’ensemble de la formule qui compte. Si vous utilisez plusieurs mélanges contenant le même allergène, sa quantité s’additionne dans le produit fini. Cela concerne surtout la combinaison de plusieurs huiles parfumantes, huiles essentielles, extraits végétaux naturellement riches en composants aromatiques ou compositions parfumantes.
Exemple pratique d’addition d’un allergène : une huile parfumante peut contenir du Linalool. Une deuxième huile essentielle peut elle aussi contenir du Linalool. Un extrait végétal ou un composant aromatique peut ajouter une nouvelle petite quantité de Linalool. Lors de l’évaluation de l’étiquette, nous ne regardons pas chaque matière première isolément, mais la quantité totale de Linalool dans le produit fini.
Cela signifie qu’un même allergène peut se situer sous la limite dans une matière première prise isolément, mais dépasser, une fois toutes les sources de la formule additionnées, le seuil à partir duquel il doit être mentionné dans la liste des ingrédients. Pour une formulation plus avancée, il est donc utile de tenir un relevé des allergènes pour l’ensemble de la formule, et non pour les seuls composants parfumants pris séparément.
Utilisez des matières premières destinées à un usage cosmétique
En fabrication cosmétique, il ne faut pas utiliser d’alternatives techniques ou mal spécifiées au seul motif qu’elles portent un nom proche ou contiennent la même substance principale. Il faut utiliser des matières premières adaptées à un usage cosmétique, accompagnées de la documentation correspondante et d’une spécification claire. La raison n’est pas seulement légale : elle tient aussi à la sécurité et à la qualité du produit fini. Une matière première technique peut avoir une autre pureté, d’autres limites d’impuretés, une autre qualité microbiologique, d’autres stabilisants ou une documentation insuffisante pour un usage cosmétique.
Pour les matières premières cosmétiques, il est important de suivre non seulement le nom de la substance, mais aussi sa qualité, sa destination, sa pureté, sa spécification, sa documentation de sécurité, ses paramètres microbiologiques et son aptitude au contact avec la peau. Il ne suffit donc pas qu’une substance « paraisse chimiquement identique ». En fabrication cosmétique, l’essentiel est qu’elle soit adaptée à un usage cosmétique et qu’elle soit accompagnée de la documentation nécessaire à une formule, à un étiquetage et à une évaluation de la sécurité corrects.
Aide pratique : de quelle donnée ai-je besoin ?
Repères rapides selon ce sur quoi vous travaillez.
Questions fréquentes
Questions pratiques qui reviennent le plus souvent lors de l’étiquetage et de l’identification des ingrédients cosmétiques.
La dénomination INCI est-elle la même chose que le nom chimique ?
Pas toujours. La dénomination INCI est le nom utilisé en cosmétique pour désigner les ingrédients. Pour certaines substances, elle peut être très proche du nom chimique ; pour d’autres, elle est issue du nom botanique ou de la nomenclature cosmétique établie.
Dois-je connaître l’INCI pour la cosmétique maison ?
Si vous fabriquez des cosmétiques uniquement pour vous, vous n’avez pas à utiliser l’INCI de manière aussi stricte que pour un produit mis sur le marché. Il est toutefois très utile de le comprendre, car cela vous aide à lire les formules, les fiches techniques et la composition des matières premières. Si vous vendez vos cosmétiques ou les mettez autrement sur le marché, l’indication correcte des ingrédients selon l’INCI est une part importante des exigences légales.
Puis-je utiliser les noms usuels des ingrédients sur l’étiquette ?
Dans la liste des ingrédients d’un produit cosmétique, on utilise les dénominations INCI. Les noms usuels peuvent figurer dans la description du produit, dans un texte marketing ou à titre d’explication pour le client, mais pas en remplacement de la liste INCI.
Le numéro CAS est-il obligatoire sur l’étiquette d’un cosmétique ?
Non. Le numéro CAS n’est habituellement pas indiqué sur l’étiquette d’un produit cosmétique destiné au consommateur. Il est utilisé surtout dans la documentation technique, les fiches de données de sécurité et les bases de données réglementaires.
Le numéro EC est-il la même chose que le numéro CAS ?
Non. Le numéro CAS est un identifiant international d’une substance chimique, tandis que le numéro EC est un identifiant européen utilisé dans la législation chimique de l’Union européenne. Les deux données peuvent aider à identifier une substance, mais il ne s’agit pas de la même chose.
Le numéro EINECS est-il la même chose que le numéro EC ?
Pas tout à fait. Le numéro EINECS est un type de numéro EC. Il concerne les substances d’une ancienne liste européenne des substances chimiques commerciales existantes. Le numéro EC est une notion plus large et peut également provenir d’autres listes, par exemple ELINCS ou NLP.
Pourquoi certaines matières premières n’ont-elles pas de numéro CAS ?
Parce qu’il ne s’agit pas nécessairement d’une seule substance chimique précisément définie. Il peut s’agir d’un complexe naturel, d’un mélange, d’un extrait, d’un hydrolat, d’une huile parfumée ou d’un blend de plusieurs composants. Les différents composants peuvent alors avoir des numéros CAS, mais pas toujours le produit entier pris comme un tout.
Pourquoi une matière première a-t-elle plusieurs numéros CAS ?
Le plus souvent parce qu’il s’agit d’un mélange, de différentes formes de la substance ou d’une matière première naturelle complexe. Plusieurs numéros CAS peuvent désigner les différents composants, une autre forme chimique, le support, le conservateur ou différents identifiants utilisés dans la documentation.
Pourquoi une huile végétale porte-t-elle un nom latin en INCI ?
Pour les ingrédients végétaux, l’INCI est souvent issu du nom botanique de la plante. C’est plus précis que le nom usuel, car celui-ci peut varier d’une langue à l’autre et être parfois ambigu.
Deux matières premières peuvent-elles avoir le même INCI mais une qualité différente ?
Oui. Un même INCI ne signifie pas encore une même qualité, une même origine, une même odeur, une même couleur, un même mode de transformation ou une même teneur en substances minoritaires. Lors de la comparaison de matières premières, il est donc important de suivre aussi la spécification, la fiche technique, l’origine, la pureté et d’autres paramètres.
L’INCI peut-il différer pour des matières issues de la même plante ?
Oui. L’INCI dépend de la partie de plante utilisée, du type de matière première et du mode de transformation. Un extrait de fleurs, une huile de graines, un hydrolat et un macérat huileux issus de la même plante n’ont pas nécessairement la même dénomination INCI.
Faut-il vérifier l’INCI lors d’un changement de fournisseur ?
Oui. Lors d’un changement de fournisseur, il faut toujours vérifier la documentation à nouveau. Un même nom commercial ou une description similaire de la matière première ne signifie pas encore que le produit a la même composition INCI, le même support, la même conservation, la même concentration ou le même usage recommandé.
Où vérifier une dénomination INCI ?
Le mieux est de partir de la documentation du fournisseur. Comme source complémentaire, il est possible d’utiliser les bases de données cosmétiques, en particulier la base CosIng de la Commission européenne. Pour une matière première donnée, c’est toutefois toujours la documentation du produit que vous utilisez réellement qui fait foi.
Résumé
INCI, CAS, EC et EINECS ne sont pas des détails techniques inutiles. Ce sont des outils qui aident à nommer, identifier et utiliser correctement et en toute sécurité les ingrédients cosmétiques. La dénomination INCI vous sert surtout à l’étiquetage des produits cosmétiques. Le numéro CAS permet d’identifier précisément une substance chimique dans un contexte international. Le numéro EC est utilisé surtout dans la documentation réglementaire européenne. Le numéro EINECS est l’un des types de numéro EC et se rattache à une ancienne liste européenne des substances commerciales existantes.
Pour un débutant, le plus important est de comprendre que le nom commercial d’une matière première n’est pas automatiquement sa dénomination INCI. Pour un travail plus avancé, il est important d’apprendre à lire les fiches techniques, les fiches de données de sécurité, les documents IFRA, les listes d’allergènes et les spécifications.
Pour les matières végétales, connaître seulement le nom de la plante ne suffit pas. L’INCI peut changer selon la partie de plante utilisée, le type de matière première et le mode de transformation. Pour les mélanges et les matières complexes, il peut arriver qu’un produit n’ait pas de numéro CAS unique ou qu’il en ait plusieurs.
Si vous avez un doute sur une matière première, ne vous fiez pas au seul nom trouvé sur Internet. Vérifiez la documentation du fournisseur pour cette matière précise et utilisez la base CosIng comme source complémentaire. C’est justement la combinaison d’un INCI correct, d’une documentation technique et de la compréhension de la matière première concernée qui constitue la base d’une formule, d’une étiquette et d’une évaluation de la sécurité correctes.
Pour les matières premières de Handymade.sk, vous disposez de la documentation nécessaire à leur bonne utilisation, y compris les fiches techniques, les données de sécurité et les autres documents disponibles selon le type de matière. Nous préparons et mettons à disposition ces documents de manière à ce qu’ils soient compréhensibles et utilisables aussi par les fabricants qui ne veulent pas perdre de temps à chercher des informations dans diverses sources étrangères.
Notre objectif est que vous ne travailliez pas avec des estimations lors de la création de vos formules, mais avec des données vérifiées. Vous pouvez ainsi mieux vous concentrer sur la formulation elle-même, sur l’étiquetage correct du produit et sur l’utilisation sûre des matières premières cosmétiques.






